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L1: avec Genesio et sans argent, Marseille s'essaie à l'austérité
L1: avec Genesio et sans argent, Marseille s'essaie à l'austérité / Photo: CLEMENT MAHOUDEAU - AFP/Archives

L1: avec Genesio et sans argent, Marseille s'essaie à l'austérité

Loin du tumulte et de la frénésie de transferts des dernières années, l'OM tente de se réinventer cet été en club raisonnable, sans moyens, sans recrues, mais avec la volonté portée par son nouvel entraîneur Bruno Genesio de rester malgré tout ambitieux.

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Comme la tempête n'est jamais très loin à Marseille, le dernier match amical, perdu vendredi au Vélodrome face à l'Atlético Madrid, a été marqué par deux petites poussées de fièvre: les sifflets du public envers Leonardo Balerdi et l'épisode du brassard retiré à Pierre-Emile Hojbjerg, que la direction du club espérait voir signer à Newcastle.

Ferme et serein, Genesio a désamorcé les deux menaces, prenant la défense de Balerdi et de son groupe en général avant d'expliquer sincèrement que l'épisode Hojbjerg n'était pas de son fait.

"C'est une décision dictée par la direction du club. Ça n'est pas une décision que je partage, mais je suis salarié et je dois me soumettre à certaines obligations", a-t-il résumé.

L'état-major en a pris acte, ne s'en est pas ému, et tout le monde a pu retourner à ses priorités, le premier match officiel de la saison vendredi contre Strasbourg et la poursuite d'un mercato tourmenté par les exigences de l'UEFA et de la DNCG.

- "Situation difficile" -

Alors que les dernières fenêtres de transferts avaient été celles d'un turn-over endiablé, valant à l'OM le surnom de "FC Hall de Gare", aucun joueur n'est encore arrivé cet été. Quelques retours de prêt (Maupay, Harit, Garcia, Angel Gomes...) sont simplement venus remplumer un effectif désormais privé de Rulli, Greenwood, Aubameyang ou Medina.

"On s'attendait à une situation difficile, on a beaucoup de restrictions, on est limités, encadrés par la DNCG et l'UEFA. On doit vendre des joueurs pour pouvoir enregistrer des arrivées", a expliqué vendredi le nouveau directeur sportif du club Grégory Lorenzi, interrogé par Ligue 1+.

"Il y a des discussions avec des joueurs susceptibles de partir et d'autres qui devraient nous rejoindre en cas de départs. Il y a des clubs qui n'acceptent pas forcément ce que l'on souhaite. Ce n'est pas une situation plaisante, mais on va essayer d'être convaincants et de débloquer ce mercato", a-t-il ajouté.

Effaré par les 105 millions d'euros de pertes enregistrées en 2024-2025, le propriétaire Frank McCourt veut en tous cas remettre de l'ordre dans les comptes, tout le monde est à vendre et une agence (Unique Sports Group) a été mandatée pour essayer de trouver des portes de sortie aux plus gros salaires.

"C'est un intermédiaire supplémentaire et cela crée des frictions avec les agents des joueurs", relève tout de même une source proche de l'effectif interrogée par l'AFP.

- Ambitieux malgré tout -

Genesio, lui, s'accommode de tout. "On le savait. Le onze de départ risque de changer tous les jours jusqu'au 31 août. Il n'y a pas de onze de départ", a-t-il souri après la convaincante victoire des siens il y a une semaine face à l'Athletic Bilbao (3-1).

"Ce n'est pas l'idéal mais on doit s'adapter. Je le savais, même si peut-être pas à ce point-là. Moi, je suis entraîneur et je dois tirer 100% du groupe que j'aurai à ma disposition le 1er septembre. C'est mon job. Les finances, ce qui tourne autour du mercato, ce n'est pas mon job. Des gens sont là pour ça et je leur fais confiance", a-t-il ajouté.

Chez les joueurs, le style Genesio, apaisé et apaisant, semble en tous cas apprécié, même chez ceux qui étaient à l'abri de l'agitation et de la confusion de la fin de l'ère Longoria-Benatia-De Zerbi.

"Il se base sur la communication, il nous parle beaucoup, il apporte énormément de sérénité. C'est la différence avec ce que j'ai pu connaître. Une personne super calme, qui bosse au quotidien tranquillement, sans mettre la pression", a ainsi expliqué Amine Harit vendredi.

Mais même transformé, même appauvri, l'OM garde des ambitions sportives. "J'ai parlé d'Europe. Ca va de la première place à la sixième, voire la septième. On va faire du mieux qu'on peut mais je crois que Marseille doit être européen, quelle que soit sa situation financière", assure Genesio.

J.Burmester--HHA