Hamburger Anzeiger - Trump et les républicains poussés dans les cordes à l'approche des élections

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Trump et les républicains poussés dans les cordes à l'approche des élections
Trump et les républicains poussés dans les cordes à l'approche des élections / Photo: Kent NISHIMURA - AFP

Trump et les républicains poussés dans les cordes à l'approche des élections

Les républicains sont en posture précaire à une semaine d'élections de mi-mandat aux États-Unis qui s'avéreront décisives pour la suite du mandat de Donald Trump, l'heure étant à l'optimisme résolu chez les démocrates.

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"Nous sommes sur le point de reprendre le contrôle de la Chambre des représentants", assure le chef des députés démocrates, Hakeem Jeffries.

Dans une interview à CNN la semaine dernière, le député new-yorkais a qualifié les chances d'une victoire démocrate de "très probables", lui qui promet depuis plusieurs mois de lancer des enquêtes contre et ses proches si son parti regagne la majorité au Congrès.

Le 3 novembre, lors de ces midterms, l'ensemble des 435 sièges de la Chambre seront en jeu, de même que 35 sièges sur 100 au Sénat et 36 postes de gouverneurs.

L'optimisme des démocrates s'explique en grande partie par l'accumulation de présages en leur faveur.

Notamment une hausse marquée de la participation : selon une analyse du média The Hill, plus de 23 millions d'Américains ont déjà voté par anticipation, contre 15 millions au même moment en 2022.

Un sondage réalisé récemment par le Siena College pour le New York Times place aussi les intentions de vote en faveur des démocrates 11 points devant celles des républicains à l'échelle du pays.

- Avancées démocrates -

Mais pour l'actuel président républicain de la Chambre des représentants, Mike Johnson, "les sondages sont faux" car "ils reposent sur des analyses erronées".

Le speaker a défendu dimanche sur Fox News le bilan de son parti ces deux dernières années, assurant qu'avec Donald Trump ils avaient "placé le navire dans la bonne direction".

Des vents contraires soufflent cependant, y compris dans de nombreux États penchant traditionnellement à droite.

Au point qu'un changement de majorité au Sénat - encore presque impensable il y a un an - est désormais sérieusement envisagé.

En Caroline du Nord, État du sud-est gagné par Donald Trump en 2024, l'ex-gouverneur démocrate Roy Cooper est crédité d'une avance de près de 10 points dans les sondages face au républicain Michael Whatley dans leur course au Sénat.

Un écart qui a poussé de nombreuses organisations républicaines à laisser tomber tout espoir de conserver le siège et à rediriger leurs fonds de campagne vers d'autres scrutins.

Signe de ces possibles avancées démocrates dans des terres conservatrices comme le Texas, l'Iowa ou encore l'Alaska, Donald Trump y a multiplié les meetings ces dernières semaines.

"Aucun président n'a autant fait campagne que moi" avant des élections de mi-mandat, a-t-il assuré samedi au moment de voter par anticipation en Floride.

- "Vague bleue" pas acquise -

"Un président en exercice fait toujours un mauvais score aux +midterms+. Mais je ne pense pas que c'est ce qui va se passer", a ajouté Donald Trump.

Le républicain a rappelé une vérité historique : le parti qui occupe la Maison Blanche perd habituellement des sièges au Congrès lors des élections de mi-mandat.

Et à une semaine du scrutin, l'impopularité historique de Donald Trump incite à prédire que les républicains ne dérogeront pas à la tradition.

Seuls 36% des Américains disent en effet avoir une opinion favorable du mandat de Donald Trump, au plus bas depuis son retour à la Maison Blanche, selon une moyenne d'enquêtes d'opinion réalisée par le New York Times.

En cause : le coût de la vie, en perpétuelle hausse alors que le milliardaire républicain en avait fait sa priorité de campagne en 2024.

La guerre en Iran, et ses conséquences notamment sur le prix des carburants, s'avère aussi largement impopulaire et pèse lourd dans le bilan actuel de Donald Trump.

Pour autant, une vague bleue en faveur des démocrates n'est pas acquise.

Lors des précédentes élections, les sondages ont à plusieurs reprises sous-estimé la mobilisation de la base Maga de Donald Trump.

Et le républicain espère bien créer à nouveau la surprise, au moment d'aborder ses deux dernières années à la Maison Blanche, lors desquelles il tentera assurément d'influencer la course pour trouver son successeur.

M.Schneider--HHA