Hamburger Anzeiger - L'IA pourrait-elle détruire l'humanité? Un "canular", selon Trump

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L'IA pourrait-elle détruire l'humanité? Un "canular", selon Trump
L'IA pourrait-elle détruire l'humanité? Un "canular", selon Trump / Photo: Brendan Smialowski - AFP

L'IA pourrait-elle détruire l'humanité? Un "canular", selon Trump

Donald Trump a qualifié lundi de "canular" l'hypothèse selon laquelle l'intelligence artificielle pourrait anéantir l'humanité, alors que les inquiétudes vont croissant dans le monde autour des risques posés par l'essor rapide de cette technologie.

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De nombreuses voix se sont élevées ces derniers jours, y compris parmi les dirigeants du secteur, pour appeler à encadrer le développement de l'IA.

Le président américain a affirmé que les Etats-Unis ne pouvaient pas se permettre de perdre la course technologique face à leur rival, la Chine, et a insisté sur le fait que la seule garantie nécessaire était un "PRÉSIDENT FORT ET INTELLIGENT (Q.I. élevé!)".

"L'IA mettant la main sur le monde, détruisant l'humanité, et toutes les autres mauvaises choses, c'est un CANULAR", a-t-il ajouté dans l'un des nombreux messages qu'il a publiés à ce sujet sur sa plateforme Truth Social.

Donald Trump a établi une comparaison avec "tous les autres canulars", y compris l'enquête sur les liens entre la Russie et sa campagne électorale et sa mise en accusation au sujet de pressions exercées sur l'Ukraine, durant son premier mandat.

Le milliardaire a aussi dénoncé une "CONSPIRATION MALSAINE" contre l'IA et a mis en garde les "théoriciens du complot" et les "traîtres" opposés à son développement.

- "Disparition et faillite" -

Il s'en est également pris au patron d'Anthropic, Dario Amodei.

Ce dernier a plaidé samedi pour une décélération afin de permettre de mieux appréhender les risques découlant des nouvelles capacités de l'intelligence artificielle.

Plusieurs incidents ont fait craindre récemment que les concepteurs d'agents d'IA ne perdent le contrôle de leur produit.

"Nous croyons vraiment, sincèrement, que l'IA pourrait tuer tous les humains", a affirmé la semaine dernière un des responsables de la sécurité chez Anthropic.

M. Amodei a reçu le soutien de son homologue d'OpenAI, Sam Altman, et d'Elon Musk.

"L'administration Trump a empêché les +gens+ de l'IA de faire des +choses+ mauvaises, ou potentiellement mauvaises, comme Dario (Anthropic!), qui fait maintenant semblant d'être un +parfait petit ange+", a soutenu Donald Trump.

Il a jugé qu'une réglementation risquerait de mener les géants de la tech "à la disparition et à la faillite", et a appelé Google à revenir sur un plan d'investissements de 15 milliards de dollars dans l'IA en Finlande.

L'administration Trump manifeste son hostilité à la régulation du secteur depuis des mois, une position fustigée par l'opposition démocrate à l'approche des élections législatives de mi-mandat, prévues le 3 novembre.

La campagne est notamment marquée par un mouvement d'opposition à travers le pays aux centres de données dédiés à l'IA, très gourmands en énergie.

- "Champ de bataille" -

Le président américain soutient que des mesures trop strictes aux Etats-Unis donneraient un avantage à Pékin.

Il a déclaré que le président chinois Xi Jinping, qu'il recevra à la Maison Blanche la semaine prochaine, venait "d'annoncer que la Chine ne ferait absolument rien pour freiner l'IA ou son avenir".

Mais Pékin s'inquiète aussi.

Le chef du renseignement chinois Chen Yixin a averti dimanche que l'IA représentait une menace pour la sécurité nationale de son pays, estimant que des puissances étrangères pourraient utiliser cette technologie pour le déstabiliser.

Il a souligné dans un article que l'IA constituait désormais "le principal champ de bataille de la concurrence technologique mondiale et une nouvelle piste pour la rivalité stratégique entre grandes puissances".

Dans ce contexte, le Conseil de sécurité de l'ONU tiendra la semaine prochaine une réunion consacrée à l'IA, selon une source diplomatique française.

Le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme Volker Türk a exhorté lundi à une "action urgente" pour encadrer l'IA, face aux "risques sans précédent" posés par les systèmes les plus avancés.

Au Royaume-Uni, le roi Charles III a convoqué un sommet qui doit réunir prochainement en Ecosse des représentants des grandes entreprises d'intelligence artificielle, dont Google DeepMind ou OpenAI.

T.Schmidt--HHA