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Nouvelles frappes meurtrières sur le sud du Liban
Nouvelles frappes meurtrières sur le sud du Liban / Photo: MAHMOUD ZAYYAT - AFP

Nouvelles frappes meurtrières sur le sud du Liban

Israël a intensifié ces derniers jours ses frappes meurtrières sur le sud du Liban, accusant le Hezbollah pro-iranien de violations "répétées" du fragile cessez-le-feu.

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Des bombardements dans la nuit ont fait 11 morts, dont deux nourrissons, a rapporté lundi un média d'Etat, au lendemain de raids ayant tué sept personnes.

Le ministère israélien des Affaires étrangères a accusé le Hezbollah de violations "répétées" du fragile cessez-le-feu en vigueur au Liban, alors même que le mouvement pro-iranien n'a plus revendiqué d'attaque depuis le 20 juin.

Depuis qu'elle a annoncé jeudi avoir pris le contrôle de la crête d'Ali Taher, une position stratégique du Hezbollah à Nabatiyé, l'armée israélienne intensifie ses frappes dans la région.

L'un des secouristes était âgé de 18 ans, selon l'organisation affiliée au mouvement Amal, allié du Hezbollah, dont il faisait partie.

Un photographe de l'AFP a vu l'immeuble de trois étages entièrement détruit, des manuels scolaires et des restes de meubles éparpillés parmi les décombres.

Lundi matin, des équipes de secours fouillaient encore les ruines à la recherche d'éventuelles victimes.

Les habitants de ce village jouxtant la grande ville de Nabatiyé étaient revenus chez eux à la faveur de la trêve en juin, après avoir été déplacés par la guerre entre Israël et le Hezbollah.

"Depuis qu'on est revenus, on vit dans l'angoisse", raconte à l'AFP Fouad Chakaron, un habitant du quartier. Il assure que l'immeuble visé était habité par "des gens qui n'avaient aucun lien avec quiconque", en allusion au mouvement chiite.

Après la frappe, les habitants du quartier ont de nouveau fui, tandis que plusieurs immeubles voisins ont été endommagés, a constaté l'AFP.

La frappe n'avait été précédée d'aucun avertissement de l'armée israélienne, contrairement à celle menée dans le village voisin de Deir Zahrani.

- Sortis en pyjama -

Après le "lancement d'un drone explosif" par le mouvement pro-iranien en direction des forces israéliennes, l'armée israélienne avait averti sur Telegram dans la nuit qu'elle allait "cibler" un local du Hezbollah.

Abbas Toufeili, le propriétaire du bâtiment, raconte à l'AFP avoir reçu un appel téléphonique "à 2 heures du matin, me disant de sortir (...)".

"J'ai réveillé ma femme, mes enfants et ma mère âgée. Nous sommes sortis en pyjama et sommes restés debout dans la rue. Cinq minutes plus tard, l'aviation a bombardé la maison", ajoute-t-il.

Vendredi, quatre personnes avaient été tuées et dimanche, sept autres avaient péri dans des raids sur plusieurs localités du sud.

L'armée israélienne avait affirmé avoir riposté au lancement par le Hezbollah de deux drones contre ses soldats, sans faire de blessés.

"Le Hezbollah continue d'essayer de reconstituer ses capacités militaires dans le sud du Liban. Ces violations ne seront pas tolérées", a écrit lundi sur X le ministère israélien des Affaires étrangères.

Le mouvement libanais a entraîné le Liban dans le conflit régional en lançant, dès le mois de mars, des attaques contre Israël en soutien à l'Iran, son allié. Les représailles israéliennes ont fait plus de 4.300 morts, selon les autorités.

Si les hostilités ont baissé d'intensité depuis fin juin à la suite d'un protocole d'accord américano-iranien et d'un accord-cadre entre le Liban et Israël, l'armée israélienne continue de mener des frappes sporadiques dans le sud, où elle occupe une bande frontalière d'une dizaine de kilomètres.

Jeudi, Israël avait annoncé avoir pris le contrôle de la crête montagneuse d'Ali Taher, qui surplombe Nabatiyé, affirmant que le Hezbollah avait creusé un réseau souterrain de tunnels sous cette position. Le Hezbollah n'a pas confirmé.

Après les frappes de dimanche, le président libanais Joseph Aoun a exhorté Washington et la communauté internationale à "faire cesser" les attaques israéliennes.

De nouveaux pourparlers sont attendus ce mois-ci entre responsables libanais et israéliens, bien qu'aucune date n'ait été annoncée.

I.Hernandez--HHA