Hamburger Anzeiger - Suisse : les recherches se poursuivent après des tirs mortels lors d'une rave party

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Suisse : les recherches se poursuivent après des tirs mortels lors d'une rave party
Suisse : les recherches se poursuivent après des tirs mortels lors d'une rave party / Photo: Harold CUNNINGHAM - AFP

Suisse : les recherches se poursuivent après des tirs mortels lors d'une rave party

La police est mobilisée en Suisse dimanche soir pour tenter d'identifier et retrouver le ou les auteurs des tirs qui ont tué une jeune Italienne et fait cinq blessés lors d'une rave party à Aarau, près de Zurich.

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Selon la presse locale, les coups de feu ont été tirés dans la nuit de samedi à dimanche avant 03h00 (01h00 GMT) en marge de la "Aarauer Rave", fête techno annuelle rassemblant 3.500 personnes à l'hippodrome d'Aarau.

"Une femme de 22 ans a succombé à ses blessures sur place. Quatre hommes et une femme, âgés de 24 à 27 ans, ont été hospitalisés", a annoncé sur X la police du canton d'Argovie.

La jeune femme tuée est de nationalité italienne, a annoncé le ministère italien des Affaires étrangères dans un communiqué, et la Première ministre Giorgia Meloni a ensuite indiqué sur X que deux des blessés étaient italiens.

En fin de journée dimanche, les enquêteurs ont dit demeurer dans le flou et n'avoir toujours pas identifié le ou les auteurs des tirs, malgré les auditions et prélèvements effectués sur place.

"Nous ignorons encore qui est responsable de cet acte et quel en est le mobile", a assuré lors d'une conférence de presse Dieter Egli, haut-responsable du canton.

Michael Leupold, commandant de la police cantonale d'Argovie, a indiqué de son côté que la police avait "retrouvé des traces de deux calibres différents, d'un pistolet ou pistolet-mitrailleur et d'un fusil d'assaut". La police a aussi précisé que les tirs étaient survenus à deux emplacements, celui de la rave et à côté d'un campement de gens du voyage attenant.

"Nous travaillons actuellement sur trois hypothèses, mais nous ne pouvons en privilégier aucune pour le moment. La première est un attentat terroriste, la deuxième une tuerie de masse, et la troisième un simple acte criminel dont le mobile nous est encore inconnu : un règlement de comptes au sein d’un groupe, ou quelque chose de totalement différent", a-t-il ajouté.

Selon le porte-parole de la police Bernhard Graser, les enquêteurs ignorent "s’il s’agit d’une seule personne ou de plusieurs" et "s’ils ont pris la fuite à bord d’un véhicule ou à pied".

"Certains éléments indiquent qu’ils ne seraient plus dans le secteur", avait-il ajouté. La "traque" du ou des auteurs est menée dans tout le pays et en collaboration avec les pays frontaliers, selon la police cantonale. L'Allemagne et la France ne sont qu'à quelques dizaines de kilomètres de cette ville.

- "Feux d'artifice" -

Un témoin interrogé par TeleM1, chaîne régionale argovienne, a raconté avoir entendu des détonations alors que la rave se terminait. "La plupart des gens ont cru que c'était des pétards ou des feux d’artifice car ça y ressemblait".

"La femme est morte sous nos yeux. Nous avons essayé de la réanimer pendant au moins 30 minutes, mais elle se vidait de son sang", a-t-il encore rapporté.

La police cantonale d'Argovie a demandé à toute personne disposant d’enregistrements vidéo ou de photos de les envoyer sur son compte Instagram.

Dans un message posté dimanche sur X, le Conseil d'Etat argovien s'est dit "profondément bouleversé par la fusillade".

Dans ce pays où les fusillades sont très rares, l'attachement pour les armes est ancré, avec notamment les conscrits de l'armée qui gardent leur fusil chez eux.

Les armes sont donc très répandues dans le pays, même si en l'absence de registre fédéral il est difficile de connaître leur nombre exact.

Selon le centre de recherches genevois Small Arms Survey, en 2017 plus de 2,3 millions d'armes étaient aux mains de civils en Suisse, soit près de trois pour dix habitants, ce qui classait alors le pays au 16e rang mondial pour le nombre d'armes par habitant.

La dernière fusillade d'ampleur en Suisse était survenue en 2001, lorsque 14 membres du Parlement et du gouvernement local du canton de Zoug (centre), près de Lucerne, ont été tués et une dizaine de personnes blessées en pleine séance de l'assemblée locale par un déséquilibré, qui s'est ensuite donné la mort.

X.Nguyen--HHA