Hamburger Anzeiger - Japon : adoption d'un projet de loi interdisant la profanation du drapeau national

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Japon : adoption d'un projet de loi interdisant la profanation du drapeau national
Japon : adoption d'un projet de loi interdisant la profanation du drapeau national / Photo: Kazuhiro NOGI - AFP/Archives

Japon : adoption d'un projet de loi interdisant la profanation du drapeau national

La Chambre basse du Parlement japonais a approuvé mardi un projet de loi controversé qui érige en infraction pénale le fait d'endommager le drapeau national, un texte qui s'inscrit dans la politique conservatrice de la Première ministre Sanae Takaichi.

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Le projet de loi, voté par la Chambre basse où le Parti libéral-démocrate (PLD) de Mme Takaichi détient la majorité, pourrait toutefois ne pas être adopté par la Chambre haute, où le bloc au pouvoir est minoritaire, les partis d'opposition estimant qu'il viole le droit constitutionnel à la liberté d'expression.

Le projet de loi indique que toute personne qui endommage, retire ou abîme en public le drapeau d'une manière susceptible de provoquer un malaise ou un dégoût importants chez autrui s'expose à une peine pouvant aller jusqu'à deux ans de prison ou à une amende pouvant atteindre 200.000 yens (1.081 euros).

Les membres des partis d'opposition, notamment le Parti démocratique pour le peuple et le parti populiste anti-immigration Sanseito, qui ont coparrainé ce texte, n'ont pas pris part au vote à la chambre basse en raison d'un différend avec la coalition au pouvoir concernant un autre texte de loi, selon l'agence Jiji Press.

L'Alliance centriste pour la réforme, un parti d'opposition qui détient 48 sièges à la chambre basse, a remis en question le fondement juridique de la criminalisation des atteintes au drapeau, et a appelé à des discussions plus approfondies.

Takeshi Iwaya, figure de proue du PLD qui a occupé les fonctions de ministre des Affaires étrangères et de la Défense, a également décidé de ne pas voter, a rapporté la chaîne publique NHK.

"Le respect du drapeau national doit être encouragé naturellement, plutôt que d'être imposé par des sanctions pénales", a déclaré M. Iwaya aux journalistes, selon NHK.

Ce projet de loi a également suscité un débat en ligne, la romancière Mieko Kawakami, traduite dans le monde entier, ayant critiqué le texte.

"Chercher à imposer le respect de l'État par des mesures punitives n'est pas de l'amour, mais plutôt un moyen d'imposer l'obéissance", a-t-elle écrit samedi sur X.

E.Borstelmann--HHA