Hamburger Anzeiger - Wall Street recule, le conflit au Moyen-Orient inquiète

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Wall Street recule, le conflit au Moyen-Orient inquiète
Wall Street recule, le conflit au Moyen-Orient inquiète / Photo: ANGELA WEISS - AFP

Wall Street recule, le conflit au Moyen-Orient inquiète

La Bourse de New York a terminé en baisse lundi, crispée par la remontée des taux obligataires et des prix du pétrole avec la reprise des échanges de frappes entre les Etats-Unis et l'Iran.

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Le Dow Jones a cédé 0,70%, l'indice élargi S&P 500 a perdu 0,33% tandis que le Nasdaq (-0,12%) a limité ses pertes grâce à l'avancée de Nvidia (+1,36%).

Le mois a toutefois été positif pour les principaux indices boursiers américains.

"Le marché est en baisse en ce dernier jour du mois d'août, alors que la recrudescence des frappes entre les États-Unis et l'Iran fait grimper les cours du pétrole brut et les taux d'intérêt, déclenchant des prises de bénéfices", résume Jose Torres, d'Interactive Brokers.

Avec ce premier échange de frappes depuis fin juillet, Donald Trump a prévenu qu'il y aurait "une réponse". "Nous allons les frapper très fort", a averti le président américain, selon des propos retranscrits par la chaîne Fox News.

Un peu plus tôt, son homologue iranien avait estimé que la poursuite de la guerre n'était "ni dans l'intérêt (de Téhéran) ni dans celui de la région", disant continuer à "oeuvrer pour parvenir à un accord".

Avec cette montée de tension, le baril de Brent, référence internationale pour le pétrole, est repassé au-delà de 90 dollars.

Les géants pétroliers comme Chevron (+2,11%), ExxonMobil (+2,72%) ou ConocoPhillips (+1,65%) ont profité de ce contexte.

Et les taux obligataires, considérés comme des indicateurs des pressions inflationnistes, ont repris leur course en avant.

Vers 20H25 GMT, le rendement à échéance dix ans des emprunts de l'Etat américain évoluait à environ 4,76%, un plus haut depuis janvier 2025.

Les investisseurs se préparent à accueillir une vague de données sur l'emploi américain avec comme point d'orgue le rapport officiel sur le marché du travail vendredi.

"Wall Street a besoin de statistiques faibles", estime M. Torres car cela permettra d'atténuer les anticipations de hausse de taux de la banque centrale américaine (Fed).

Kevin Warsh, le patron de l'institution, a dit vendredi que sa priorité était de lutter contre l'inflation, un message interprété par les marchés comme ouvrant la voie à un resserrement monétaire à court terme. Mais la vision d'un marché du travail en mauvaise passe, après la faiblesse surprise du mois de juillet, viendrait tempérer ces attentes.

Des taux plus hauts permettent d'éviter la surchauffe des prix en pénalisant l'économie. Wall Street préfère donc un environnement plus accommodant.

Côté entreprises, plusieurs fournisseurs d'énergie ont été en chute libre. Selon les médias américains, les législateurs de Californie ont rejeté un projet de loi qui aurait limité le montant des indemnités demandées aux fournisseurs d'énergie dont les équipements ont provoqué d'importants feux dans l'Etat.

PG&E a dégringolé de 20,06%, Edison de 23,07% et Sempra a reculé de 3,10%.

Le courtier Aon a lâché 9,53% à 321,52 dollars après avoir annoncé le rachat de son concurrent USI Insurance Services pour environ 17 milliards de dollars. Ce dernier était jusqu'à présent aux mains du fonds KKR.

T.Schmidt--HHA