Waymo pourrait lancer ses robotaxis à Londres dès cette année
L'entreprise américaine Waymo, leader mondial des véhicules sans conducteur, a dit jeudi travailler avec ses partenaires au Royaume-Uni pour lancer des robotaxis à Londres, qui pourraient sillonner dès cette année les rues de la capitale britannique.
La société détenue par Alphabet, maison mère de Google, est déjà présente dans un nombre croissant de villes aux États-Unis, mais un lancement à Londres serait une première en Europe.
Les véhicules autonomes devront subir des tests "rigoureux" pour prouver qu'ils sont au moins aussi sûrs, compétents et prudents que les conducteurs humains avant d'être autorisés à circuler sur les routes britanniques, a prévenu le gouvernement.
Leur autorisation dépendra en outre de la mise en oeuvre concrète d'une loi sur les véhicules automatisés, entrée en vigueur en 2024, pour laquelle des détails techniques et opérationnels restent à finaliser.
En devenant l'un des premiers pays à autoriser ce genre de véhicules, le gouvernement espère attirer des investissements et estime que le secteur des véhicules autonomes pourrait créer des milliers d'emplois et ajouter des milliards de livres à l'économie britannique d'ici 2035.
Le projet de Waymo "pourrait transformer la sécurité routière et l'accessibilité" dans le pays, a salué sur le réseau social X la secrétaire d'État aux Transports locaux Lilian Greenwood.
Waymo fait déjà rouler plusieurs dizaines de véhicules à Londres, avec toujours un conducteur derrière le volant, pour la cartographie et la collecte de données en amont du lancement des programmes pilotes de conduite autonome plus tard cette année.
Basée en Californie, Waymo s'est associée en 2018 au Britannique Jaguar Land Rover (JLR), qui fabrique la I-PACE électrique autonome.
"Au cours des prochains mois, nous travaillerons en étroite collaboration avec nos partenaires pour investir dans les infrastructures opérationnelles et le personnel nécessaires au bon fonctionnement de notre service", a détaillé Nicole Gavel, responsable du développement commercial mondial et des partenariats stratégiques chez Waymo.
Plusieurs entreprises rivales se bousculent déjà pour proposer, elles aussi, leurs services aux Londoniens.
L'Américain Uber a annoncé son intention d'y lancer des taxis sans chauffeur en partenariat avec le britannique Wayve, tandis que le géant chinois d'internet Baidu compte lancer un service similaire sur l'application de covoiturage Lyft.
Mais les robotaxis sont "de la poudre aux yeux", lance auprès de l'AFP Steve McNamara, secrétaire général de la Licensed Taxi Drivers Association, qui représente plus de 10.000 chauffeurs des emblématiques "black cabs" de Londres.
Il pointe notamment que, loin de l'autonomie promise, des opérateurs humains sont en réalité toujours prêts à intervenir à distance.
Ch.Tremblay--HHA