Athlétisme: cinq chances de médailles françaises aux Mondiaux en salle
Marie-Julie Bonnin, Yann Schrub, Agathe Guillemot, Jonathan Seremes, Wilhem Belocian: cinq chances de médailles françaises aux championnats du monde d'athlétisme en salle qui débutent vendredi pour trois jours à Torun en Pologne.
Au total, 24 athlètes tricolores (16 hommes et 8 femmes) ont été sélectionnés.
. Agathe Guillemot sur 1.500 m
La championne d'Europe du 1.500 m en salle Agathe Guillemot a traversé un été 2025 loin de ses attentes mais espère décrocher à Torun une première médaille mondiale.
Après des changements radicaux à la rentrée impliquant un nouvel entraîneur, l'athlète bretonne surfe sur une vague de confiance retrouvée: vice-championne du monde en cross avec le relais mixte français en janvier, elle a abaissé en février les records de France du 1.500 m (4:00.64), du mile (4:23.27) et du 2.000 m (5:32.18) en salle.
A Torun, sa principale rivale devrait être la championne du monde en salle en titre, la Britannique Georgia Bell.
. Yann Schrub sur 3.000 m
Pour sa première sélection en salle, le champion d'Europe de cross (2023) et vice-champion d'Europe du 10.000 m (2024) Yann Schrub est prétendant à la médaille mondiale sur 3.000 m.
Le Mozellan de 29 ans est en forme depuis le début de l'hiver: 11e des Mondiaux de cross en janvier, il s'est emparé début février de son tout premier record de France en courant le 3.000 m en salle en 7 min 29 sec 32/100 avant de décrocher deux semaines plus tard le record d'Europe du 10 km sur route (26:43).
Sans le Norvégien Jakob Ingebrigtsen, absent cet hiver après une opération du tendon d'Achille, Schrub arrive en Pologne avec le meilleur temps des engagés.
Il devra toutefois se méfier du trio de médaillés olympiques à Paris sur 1.500 m (l'Américain Cole Hocker, le Britannique Josh Kerr et l'Américain Yared Nuguse), qui ont tous décidé de s'aligner sur 3.000 m à Torun pour une course qui s'annonce très relevée.
Azeddine Habz, autre Français engagé, visera lui aussi une première médaille mondiale après deux médailles européennes l'hiver dernier (argent sur 1.500 m, bronze sur 3.000 m).
. Jonathan Seremes au triple-saut
Jonathan Seremes pourrait être la première médaille du clan français à Torun, dès vendredi soir avec la finale du triple-saut.
L'athlète de 25 ans, qui vit et s'entraîne au Texas, vient tout juste d'être sacré aux Etats-Unis champion universitaire NCAA grâce à un bond à 17,25 m, record personnel explosé et deuxième meilleure performance mondiale de l'année.
En triple-saut, l'autre Français en lice, Melvin Raffin, est lui aussi candidat à la médaille mondiale. Il a sauté 16,89 m cet hiver.
. Marie-Julie Bonnin à la perche
Médaillée d'or surprise lors des derniers Mondiaux en salle à Nankin en 2025, Marie-Julie Bonnin est la seule Française à remettre un titre en jeu à Torun, où elle peut légitimement viser le podium.
La Bordelaise, qui a amélioré le record de France le mois dernier pour le porter à 4,76 m (un centimètre de plus que le précédent record national qu'elle co-détenait avec Ninon Chapelle), s'élance en Pologne avec la 3e meilleure performance des engagées.
. Wilhem Belocian sur 60m haies
Vice-champion du monde en salle en titre, Wilhem Belocian est une nouvelle fois prétendant au podium.
La ville de Copernic, au centre de la Pologne, lui réussit plutôt bien: il y a cinq ans, il y avait été sacré champion d'Europe en salle en 7 sec 42, ce qui reste son record personnel et son seul titre international chez les seniors.
Le Français de 30 ans, qui répond souvent présent en championnats, arrive en Pologne avec le 4e temps des engagés et sait qu'il a une carte à jouer, d'autant plus en l'absence du roi de la discipline, l'Américain Grant Holloway, blessé cet hiver.
J.Fuchs--HHA