Hamburger Anzeiger - Sommet des Brics : la Chine, la Russie et l'Iran à la recherche d'une position commune

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Sommet des Brics : la Chine, la Russie et l'Iran à la recherche d'une position commune

Sommet des Brics : la Chine, la Russie et l'Iran à la recherche d'une position commune

Les dirigeants du bloc diplomatique des Brics, dont ceux de Chine, d'Inde, de Russie et d'Iran, se sont retrouvés samedi à New Delhi avec pour objectif de dégager une position commune sur la guerre au Moyen-Orient qui les divise.

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Réunis en mai dans la capitale indienne, les ministres des Affaires étrangères de ces grandes économies émergentes n'avaient pas réussi à s'accorder sur une déclaration commune sur ce conflit.

La Russie et la Chine, déterminées à contrer l'hégémonie américaine, continuent à commercer avec l'Iran malgré les menaces de sanctions répétées de Donald Trump.

Mais les Emirats arabes unis, eux, ont suspendu en août leurs échanges commerciaux et financiers avec Téhéran après avoir été visés par des missiles iraniens.

Une "avancée diplomatique majeure" a permis de rédiger un texte qui pourrait obtenir l'accord de tous les pays membres et être publié dès samedi, a indiqué à l'AFP une source diplomatique.

Dès son arrivée dans la capitale indienne, le président chinois Xi Jinping a déclaré, selon un média d'Etat chinois, que "la guerre au Moyen-Orient ne sert pas les "intérêts communs" et a appelé les pays des Brics à s'opposer aux "violations" de souveraineté et œuvrer à la préservation de la paix.

- "Pas besoin de gendarme" -

De son côté, son homologue iranien Massoud Pezeshkian a estimé que le Moyen-Orient n'avait "pas besoin de gendarme", en référence aux Etats-Unis.

"L'intégrité territoriale et la sécurité de la région ne pourront être garanties que par ses principaux acteurs et les pays qui la composent", a-t-il ajouté lors d'une rencontre avec le Premier ministre malaisien Anwar Ibrahim.

Dans son discours d'ouverture, M. Modi a appelé "le Sud global, en première ligne des crises mondiales" mais "en dernière ligne des prises de décisions" à "changer cette structure pyramidale en structure de partenariat".

La venue de M. Xi est un des événements de cette réunion, le numéro un chinois ne s'étant pas rendu en Inde depuis 2019.

En 2020, un accrochage militaire meurtrier avait opposé les deux pays au niveau de leur frontière disputée dans l'Himalaya.

Pékin et New Delhi ont depuis lentement remis leur relation sur les rails, mais la méfiance reste de mise entre les deux géants asiatiques.

"La Chine est prête à travailler avec l'Inde (...) en renforçant la communication, la coopération", a assuré Pékin vendredi.

M. Xi doit s'entretenir avec M. Modi samedi en marge du sommet.

- Rejeter le "protectionnisme" -

Le forum des Brics a été créé en 2009 pour rassembler les grandes économies émergentes (Brésil, Russie, Inde, Chine, puis l'Afrique du Sud) hors des institutions dominées par les Etats-Unis et les puissances occidentales comme le G7.

Le bloc s'est depuis élargi, notamment à l'Iran, et ces pays membres "représentent la moitié de la population mondiale, 40% du PIB de la planète et plus d’un quart du commerce international, a rappelé le dirigeant indien.

"Lorsqu'un pays subit des pressions politiques et militaires sur son commerce, son énergie, ses infrastructures et son système financier, les répercussions dépassent ses frontières", a souligné le chef de l'Etat iranien.

En représailles aux bombardements sur son territoire, l'Iran a verrouillé le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant la guerre 20% du pétrole mondial.

Ce blocage continue de faire flamber les prix du brut: le baril de Brent a de nouveau dépassé cette semaine le seuil des 100 dollars.

Six mois après la dernière visite du président russe dans la capitale indienne, ce sommet a également été l'occasion pour MM. Modi et Poutine de "partager leurs perspectives" sur les conflits au Moyen-Orient et en Ukraine, selon New Delhi.

La réunion du weekend pourrait aussi être l'occasion de discussions serrées sur la domination économique chinoise, qui inonde ses partenaires des BRICS, à commencer par l'Inde, de ses exportations.

Moins de deux semaines avant sa visite prévue à Washington, un important rival commercial de Pékin, M. Xi a appelé samedi les Brics à "rejeter toutes les formes de protectionnisme" et à "soutenir le système commercial multilatéral ayant l'Organisation mondiale du commerce (OMC) au centre.

Le déficit commercial indien vis-à-vis de la Chine a atteint un niveau record de 112 milliards de dollars lors de l'année fiscale 2025-2026.

burx-juf/pa/ybl

A.Roberts--HHA