Hamburger Anzeiger - En Thaïlande, "choc" et "incrédulité" dans un lycée après une fusillade mortelle

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En Thaïlande, "choc" et "incrédulité" dans un lycée après une fusillade mortelle
En Thaïlande, "choc" et "incrédulité" dans un lycée après une fusillade mortelle / Photo: Lillian SUWANRUMPHA - AFP

En Thaïlande, "choc" et "incrédulité" dans un lycée après une fusillade mortelle

Dans un lycée près de Bangkok, des élèves thaïlandais en larmes se serrent les uns contre les autres vendredi après qu’un camarade de classe de 14 ans est entré dans leur établissement armé d'un pistolet et a abattu au moins cinq membres du personnel scolaire.

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À l’extérieur du lycée Debsirin Nonthaburi, des élèves en uniforme pleurent, enlacés. Des secouristes s'affairent à soigner les blessés et des parents cherchent leur progéniture.

"Je suis encore sous le choc", déclare à l’AFP Thatchai Jaiyen, 16 ans, incrédule face au meurtre d’une de ses anciennes enseignantes.

"C’était une personne tellement gentille. Je pensais que si elle avait croisé le tireur, elle aurait peut-être pu le raisonner. Je ne m’attendais pas du tout à ce que cet enfant lui tire dessus", ajoute-t-il d'une voix éteinte.

Le suspect avait auparavant tué ses grands-parents à leur domicile, situé à environ 20 kilomètres de là, avec une arme à feu appartenant à son grand-père, selon les autorités.

L'élève s’est ensuite donné la mort après avoir tué une professeure de mathématiques, une professeure de thaï, une conseillère d’orientation, une responsable des affaires étudiantes et une secrétaire de l’établissement avec la même arme, selon la police.

La fusillade a eu lieu dans l’une des écoles publiques les plus prestigieuses de la province de Nonthaburi, au nord-ouest de la capitale thaïlandaise.

Elève de Terminale, Pakonkiat Sangchan était en train d’étudier lorsqu’il a vu le tireur se diriger vers le bâtiment.

"Mon ami m’a suggéré de nous mettre à courir, alors c’est ce que nous avons fait. Nous avons simplement couru", relate le jeune homme de 17 ans.

- "Je n’arrive pas à y croire" -

La grand-mère décédée du garçon "avait été enseignante et était assez stricte avec lui en matière d’études", a précisé de son côté le Premier ministre du pays Anutin Charnvirakul à la presse.

"C'était un enfant perturbé. Mon groupe d'amis, qui le connaissait, disait qu'il s'intéressait au FBI et aux armes, et qu'il était harcelé par de nombreux autres élèves", raconte à l'AFP Purin Khumchoo, 17 ans, après avoir échappé de justesse aux balles.

"Quand je l'ai vu pointer son arme vers moi, j'ai pensé qu'il avait l'air très professionnel, comme s'il avait été entraîné depuis longtemps", poursuit le jeune homme, "déprimé et attristé" par la mort de personnes de l'équipe enseignante.

"Les deux professeurs qui ont été tués étaient adorables, et de nombreux élèves sont devenus de meilleures personnes grâce à eux", assure-t-il.

Elève de Terminale, Pawarisa Maylissa, était, elle, en cours d’informatique lorsque son professeur a informé la classe de la fusillade en cours.

La porte de la salle de classe fermée de l'intérieur, professeur et élèves se sont cachés entre les tables, juste avant que Pawarisa n’entende plusieurs coups de feu, relate-t-elle.

La Thaïlande affiche l’un des taux de possession d’armes à feu les plus élevés de la région et les promesses passées de durcir la législation sur les armes n’ont pas empêché la multiplication des fusillades.

"Je n’arrive pas à croire qu’un adolescent comme lui ait pu avoir accès à une arme à feu", s'interroge encore la jeune fille, "craignant un peu que d’autres élèves puissent également posséder des armes".

I.Hernandez--HHA