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Municipales: à Paris, Grégoire, Dati et Chikirou croisent enfin le fer en direct
Municipales: à Paris, Grégoire, Dati et Chikirou croisent enfin le fer en direct / Photo: Valery HACHE - AFP

Municipales: à Paris, Grégoire, Dati et Chikirou croisent enfin le fer en direct

Point d'orgue pour l'entre-deux-tours à Paris: les trois candidats à l'Hôtel de ville en lice pour le second tour, Emmanuel Grégoire, Rachida Dati et Sophia Chikirou ont débattu pour la seule et unique fois à la télévision mercredi, dans un climat électrique après la conclusion d'accords critiqués comme dans d'autres villes de France.

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Les Parisiens avaient été privés de match en direct avant le premier tour, suite au refus de Rachida Dati de débattre pour ne pas s'exposer à un "pugilat".

Mme Chikirou n'était initialement pas invitée à ce débat d'entre-deux tours, mais BFMTV est revenue sur sa décision après protestation de la formation de Jean-Luc Mélenchon qui a saisi l'Arcom.

Emmanuel Grégoire a dit "n'avoir qu'une seule adversaire: Rachida Dati", qu'il devance de plus de 12 points. Et considéré l'Insoumise Sophia Chikirou, en troisième position, comme une "concurrente", appelant son électorat à voter pour sa liste.

Mme Chikirou s'est, elle, posée comme la "seule opposante" à Rachida Dati, mais a décoché la plupart de ses flèches à l'encontre du bilan de l'ex-adjoint de la maire socialiste sortante Anne Hidalgo.

Les candidats ont confronté leurs programmes pendant près de trois heures sur BFMTV et Le Figaro TV dans une ambiance électrique, sans véritable clash ni dérapage.

Les tensions se sont surtout cristallisées autour du périscolaire, secoué par des affaires de violences sexuelles et dont Rachida Dati comme Sophia Chikirou tiennent l'ancien adjoint pour responsable.

L'ex-ministre de la Culture et maire du 7e arrondissement a dénoncé les "attaques outrancières" du camp d'Emmanuel Grégoire à propos de son procès pour corruption à venir en septembre, l'accusant de "piétiner allègrement la présomption d'innocence".

- "Faute morale" -

Emmanuel Grégoire a, lui, accusé de "faute morale" son adversaire qui ne pourra être élue selon lui "sans le soutien explicite de l'extrême droite parisienne et nationale" après le désistement de la candidate Reconquête Sarah Knafo pour faire "battre la gauche" à Paris.

"Imaginez-vous un seul instant (...) Jacques Chirac élu maire de Paris avec le soutien de Jean-Marie Le Pen?", a étrillé le député socialiste.

Rachida Dati aborde le dernier virage en position de force, désormais seule à représenter la droite, après le ralliement de la liste Horizons-Renaissance de Pierre-Yves Bournazel, même s'il s'est personnellement retiré de la liste. Elle est confortée également par le retrait de Sarah Knafo, créditée de plus de 10% au premier tour.

Un soutien dénoncé à gauche, voire considéré comme un baiser de la mort, à l'instar de l'appui exprimé à son tour par le président du Rassemblement national, Jordan Bardella. "A titre personnel", il a confié qu'il voterait Dati s'il était parisien.

- Zizanie -

A Nice, le patron de la droite Bruno Retailleau a semé la zizanie, en retirant son soutien au maire sortant Horizons Christian Estrosi, en très mauvaise posture face à Eric Ciotti, allié du RN.

Mais Edouard Philippe (Horizons), Gabriel Attal (Renaissance) et Gérard Larcher (LR) ont renouvelé leur concours au numéro deux d'Horizons, le président LR du Sénat appelant à "respecter" les accords de la droite et du centre.

Le président de LR, qui se voit candidat à la présidentielle pour faire l'union des droites "dans les urnes", a aussi reproché aux responsables RN de "faire gagner la gauche contre la droite" en maintenant ses candidats au second tour, par exemple à Gap, Brest, Fougères, Alençon ou encore Limoges.

Parallèlement, Marine Le Pen s'est lancée mercredi dans une tournée de communes du bassin minier du Pas-de-Calais, que le RN espère emporter pour rattraper son échec à Lens.

La formation d'extrême droite est en position de se maintenir dans plus de 260 localités, avec des espoirs de victoire dans le Sud également, renforcés par l'absence de "front républicain".

A gauche également, les positionnements locaux continuent de faire débat. Au Parti socialiste, les tenants d'une rupture totale avec La France insoumise ne décolèrent pas des accords noués à Nantes, Toulouse ou Limoges.

La France insoumise espère "une petite dizaine de victoires" au second tour des élections municipales dimanche, après sa percée du premier tour, a indiqué mercredi son leader Jean-Luc Mélenchon.

T.Schmidt--HHA